Le tabac tue 66 000 fumeurs chaque année en France, dont plusieurs milliers de non fumeurs, victimes du tabagisme passif. Quels que soient son âge et sa consommation, l'arrêt est toujours bénéfique. Essayer et surtout réessayer de vous arrêter de fumer...

EVALUER SA DEPENDANCE AU TABAC ET SA MOTIVATION


Il existe 3 types de dépendance :

  • environnementale ou comportementale : liée aux circonstances, aux lieux et aux personnes qui suscitent l'envie de fumer,
  • psychologique : liée aux effets psychoactifs de la nicotine (antistress, stimulante, coupe-faim…),
  • physique : liée aux effets addictifs de la nicotine. Elle se traduit par un syndrome de manque (pulsions à fumer, irritabilité, nervosité…).

Pour en être conscient et prêt à l'affronter, on peut mesurer sa dépendance grâce aux 6 questions du test de Fagestrom.
Toutes les raisons sont bonnes pour arrêter : protéger sa santé bien sûr (éviter cancers, maladies cardio-vasculaires, bronchite chronique…), être enceinte, devoir être hospitalisé, protéger son entourage du tabagisme passif, retrouver son souffle, faire des économies et même retrouver la blancheur de ses dents.

SE FAIRE AIDER


Pour mettre toutes les chances de son côté, choisissez le bon moment pour arrêter, en évitant les périodes de stress ou de déprime.

  • Les substituts nicotiniques sont préconisés en cas de dépendance physique : patchs, gommes à mâcher ou pastilles. Ils sont vendus sans ordonnance et peuvent être pris en charge par l'Assurance maladie. Leur usage double, voire triple les chances de réussite par an. Il peut être utile de poursuivre le « traitement » pendant 1 an. Ils ne reviennent pas forcément plus chers que les cigarettes et certaines mutuelles aident à les financer. Le bupropion LP, un antidépresseur, est parfois utilisé comme aide à l'arrêt du tabac, mais il n'est pas plus efficace que les substituts. Il n'est disponible que sur ordonnance et présente de nombreuses contre-indications graves : il est interdit avant 18 ans, pendant la grossesse et l'allaitement.
  • L'aide d'un professionnel peut être utile : votre médecin traitant qui vous connaît le mieux, ou un pharmacien, un psychologue, un médecin ou une infirmière tabacologue.
  • Bien sûr, l'encouragement de vos proches est essentiel.
  • Enfin, les thérapies comportementales et cognitives sont des aides psychologiques, à suivre seul ou en groupe, pour ne pas craquer et apprendre à rompre avec ses habitudes.


DES TABACOLOGUES VOUS AIDENT


Il existe 400 centres de sevrage tabagique en France. La première consultation dure environ 45 min pour évaluer votre consommation, effectuer des tests et choisir le meilleur traitement de lutte contre la dépendance. Les séances suivantes aident à maintenir la motivation, un confort physique et à perdre vos habitudes de fumeur.

Pour plus de renseignements, contactez :

  • Tabac info service au 0 825 309 310 (0,15 €/min) du lundi au samedi de 8h à 20h ou www.tabac-info.net
  • L'Office français de prévention du tabagisme au 01 43 25 19 65 ou www.oft-asso.fr